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Anthologie de la poésie polonaise



l'Année de Jerzy Giedroyc l'Année 1956

02.09.2010

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biographies
arts visuels
JÓZEF PANKIEWICZ
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Peintre et graphiste, un des premiers impressionnistes et symbolistes de l’art polonais à la charnière du XIX et du XX siècles; initiateur du courant coloristique dans la peinture polonaise des années 20 et 30. Né en 1866 à Lublin, mort en 1940 à Marseille.

Un des coryphées de l’art polonais du XXème siècle; il a initié dans les années 20 le courant du colorisme polonais né des expériences des postimpressionnistes français. En tant que pédagogue il a formé toute une génération des peintres et graphistes polonais, surtout des artistes groupés dans le KOMITET PARYSKI / COMITE DE PARIS (les kapistes), des artistes de telle taille comme Jan Cybis, Artur Nacht-Samborski, Jozef Czapski, Zygmunt Waliszewski et Tadeusz Potworowski.

Il a commencé son éducation artistique en 1884 à la Classe de Dessin de Varsovie sous la direction de Wojciech Gerson et Aleksander Kaminski. Ayant obtenu la bourse des Tyzenhauz, il a continué les études dans les années 1885-1886 à l’Académie des Beaux-Arts de Saint Petersburg. Il a perfectionné ses aptitudes de peintre à Paris où il a séjourné depuis 1889 avec son ami de l’école Wadyslaw Podkowinski. C’était là qu’il a remporté la médaille d’argent à l’Exposition Universelle pour le tableau TARG NA JARZYNY NA PLACU ZA ZELAZNA BRAMA / LE MARCHE AUX LEGUMES A LA PLACE DE ZELAZNA BRAMA peint en 1888 dans la convention réaliste. En même temps il absorbait les courants contemporains de l’art français. Après son retour à Varsovie en 1890 il a transmis au sol de la peinture polonaise les principes du luminisme impressionniste, il a présenté avec Podkowinski au salon de Alekander Krywult des paysages faits avec la technique impressionniste qui n’avaient pas trouvé l’acceptation de la critique ni du public (TARG NA KWIATY PRZED KOSCIOLEM SW. MAGDALENY W PARYZU / LE MARCHE AUX FLEURS DEVANT L’EGLISE STE MADELEINE A PARIS, 1890).

En 1897 il est devenu membre de la TOWARZYSTWO ARTYSTOW POLSKICH "SZTUKA" / SOCIETE DES ARTISTES POLONAIS "ART" avec laquelle il a régulièrement exposé dans le pays et à l’étranger, entre autres à Vienne (1902, 1906, 1908). Pendant la période 1897-1903 il a fait plusieurs voyages en Europe, il a visité les Pays-Bas, la Belgique, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et la France. En 1899 il a participé à l’exposition universelle à Paris où il a été honoré par une médaille d’or pour le tableau PORTRET PANI ODERFELDOWEJ Z CORKA / PORTRAIT DE MADAME ODERFELD AVEC SA FILLE (1897); à l’exposition universelle suivante, en 1900, il a remporté la médaille d’argent. Il a présenté la même année ses oeuvres à l’exposition de la peinture polonaise à la Galerie Georges Petit à Paris. Il a montré également ses tableaux et ses gravures aux salons parisiens - d’Automne (1904, 1907, 1909, 1919) et des Indépendants (1911, 1912). En 1906 il a été nommé professeur à l’Académie des Beaux-Arts cracovienne. En 1908 il a séjourné en France où il s’était lié d’amitié avec Pierre Bonnard et Félix Fénéon. Dans les années suivantes il y allait en vacances pour perpétuer sur ses toiles et ses gravures à l’eau-forte les vues de Concarneau, St. Valery en Caux, Collioure, Saint-Tropez, Vernon et Giverny. Il a passé la période de la I Guerre Mondiale en Espagne. En 1922 a eu lieu la première exposition individuelle de Pankiewicz à la galerie parisienne Bernheim-Jeune. En 1923 l’artiste a repris les cours à l’académie cracovienne, dans la période 1925-1937 il dirigeait la filiale de l’académie à Paris. En 1923 il présentait ses oeuvres au salon de Jozef Poznanski à Varsovie et l’année suivante au Palais de l’Art à Cracovie. En 1924 a eu lieu son exposition individuelle au salon varsovien de Czeslaw Garlinski. A Paris Pankiewicz a exposé ses oeuvres à la galerie de Zborowski (1927), de Ch. A. Girard (1929), de A. Basler (1931) et au Salon Tuilerie (1927-1931); il était membre de la Société des Artistes Polonais à Paris et de l’Association des Artistes Polonais en France. Depuis 1928 il appartenait à STOWARZYSZENIE ARTYSTOW "MANES" / l’ASSOCIATION DES ARTISTES "MANES". En 1927 il a reçu du gouvernement français le titre du chevalier de la Légion d’Honneur. En 1929 il a été honoré avec une médaille d’or à l’Exposition Nationale Universelle à Poznan. En 1933 à l’Institut de la Propagande de l’Art de Varsovie on a organisé une exposition rétrospective de l’artiste à l’occasion du quarantième anniversaire de son travail professionnel; Pankiewicz a été honoré aussi avec la Croix de Commandeur de Polonia Restituta. A l’occasion de son soixante-dixième anniversaire en 1936 ont été présentées au Musée National de Cracovie ses oeuvres provenant de la collection de Feliks Jasienski. La même année Pankiewicz a fait quelques voyages en plein-air à Saint-Tropez, Cassis, Sanara et La Ciôtat, où il s’était définitivement installé en 1939.

La grande culture, le savoir et la sensibilité esthétique de Pankiewicz ont constitué le fondement de l’œuvre de Pankiewicz riche en motifs et phases stylistiques. La phase réaliste, précoce, a été fortement influencée par la peinture de Camille Corot et des barbizoniens français qu’il pouvait admirer à la galerie du comte Kouchelev-Bezborodko à Saint Petersburg. L’œuvre de Aleksander Gierymski a eu aussi une forte influence sur sa posture artistique, ses oeuvres étaient promues dans le milieu de la revue varsovienne "Wedrowiec", où les critiques éminents, Stanislaw Witkiewicz et Antoni Sygietynski, propageaient le courant du réalisme.

En séjournant à Varsovie et en travaillant dans l’atelier commun avec Podkowinski dans les années 1886-1888, Pankiewicz réalisait des portraits véristes des vendeuses et des Juifs et aussi des dessins de reportage pour le "Tygodnik Ilustrowany (Hebdomadaire Illustré)" en montrant de différents coins de la ville. En 1889 à Paris il a été fasciné par la peinture de Claude Monet, c’était une impulsion qui a décidé sur l’assimilation de la technique impressionniste. Les paysages saturés de lumière, basés sur les contrastes des tonalités "froides" et "chaudes" peignait Pankiewicz - surtout à Kazimierz sur Vistule - avec la technique divisionniste, en ressortissant les formes par de petites touches serrées de pinceau (LATO / L’ETE, 1890; WOZ Z SIANEM / CHARIOT FOURRAGER, 1890). Dans les années 1892-1893 l’artiste a abandonné la féerie des couleurs impressionnistes pour une harmonie monochromatique de vedutes nocturnes. Les nocturnes nostalgiques de Pankiewicz appartiennent aux chefs-d’œuvre du symbolisme polonais (RYNEK STAREGO MIASTA W WARSZAWIE NOCA / LA GRAND-PLACE DE VARSOVIE LA NUIT, 1892; ZAULEK NOCA - WASKI DUNAJ / UNE VENELLE LA NUIT - WASKI DUNAJ, vers 1892; DOROZKA W NOCY / UN FIACRE LA NUIT, 1896; PARK W DUBOJU / LE PARC A DUBOJ, 1897). La synthèse des formes disparaissant dans l’obscurité et la luminosité clignotante des réflexes construisent une ambiance mélancolique caractéristique pour les postures décadentes de la fin de siècle (NOKTURN - LABEDZIE W OGRODZIE SASKIM NOCA / NOCTURNE - LES CYGNES AU JARDIN SASKI LA NUIT, 1894); les formes irréalisées par le sfumato nocturne deviennent un équivalent graphique des états émotionnels de l’artiste, exprimés en métaphores dans la poésie de Stéphane Mallarmé. Les registres étroits du bleu, du vert, du gris et du noir éteints ont dominé aussi les portrait peints par Pankiewicz, des portrait silencieux, avec des traits concentrés des visages modelés (PORTRET WANDY KULAKOWSKIEJ / PORTRAIT DE WANDA KULAKOWSKA, 1894; PORTRET MATKI / PORTRAIT D’UNE MERE, 1900). Les inspirations dans l’art portraitiste de James Whistler se voient dans une série des portraits de la famille de l’avocat Adam Oderfeld peints en 1897 dans lesquelles un sfumato subtil atténuant l’acuité du dessin et les harmonies raffinées et les dissonances chromatiques jouent le rôle clé (PORTRET DZIEWCZYNKI W CZERWONEJ SUKNI (JOZEFY ODERFELDOWNY) / PORTRAIT D’UNE FILLE EN ROBE ROUGE (JOZEFA ODERFELD); DZIEWCZYNKA W CZERWONEJ SUKNI / UNE PETITE FILLE EN ROBE ROUGE; PORTRET PANI ODERFELDOWEJ Z CORKA / PORTRAIT DE MADAME ODERFELD AVEC SA FILLE.

L’intérêt pour l’esthétique japonaise assimilé à l’art de Whistler était renforcé par les contacts étroits de Pankiewicz avec Feliks Manggha-Jasienski, un collectionneur éminent et connaisseur de l’art qui propageait parmi les artistes polonais sa collection des xylographies japonaises (JASIENSKI PRZY FORTEPIANIE / JASIENSKI AU PIANO, 1908). Pankiewicz a adapté dans ses toiles aussi bien les principes japonais de la composition symétrique comme les accessoires orientaux - le kimono, la porcelaine, les gravures (JAPONKA / UNE JAPONAISE, 1908; WAZON PERSKI / UN VASE PERSE, 1908; MARTWA NATURA Z BLEKITNYM WAZONEM / NATURE MORTE AU VASE BLEU, vers 1900; BUDDA I LEWKONIE / LE BOUDDHA ET LES MATTHIOLES, 1906).

Pendant ses nombreux voyages en Italie et en France dans la première décade du XXème siècle l’artiste avait fait plusieurs ébauches de paysage en aquarelle, synthétiques, éthérées, lumineuses, dans une chromatique intense. Elles constituaient une annonce de la nouvelle phase stylistique dans son œuvre, marquée par sa fascination pour l’art de Pierre Bonnard et Paul Cézanne. Il était lié d ‘amitié avec Bonnard; dans les années 1909-1910 ils ont partagé le même atelier pendant les vacances à St. Tropez, dans les années 1911-1912 ils ont voyagé ensemble pour les pleins-airs en Normandie, à Giverny et Vernon. Sous l’influence de Bonnard Pankiewicz avait élargi sa palette en introduisant une gamme de couleurs fauvistes, des couleurs fortes, saturées, jointes par contraste (KOBIETA CZESZACA SIE / UNE FEMME SE PEIGNANT, 1911); la valeur chromatique est devenue dominante dans la composition de la toile (PORT W CONCARNEAU / PORT A CONCARNEAU, 1908). La sensibilité intensifiée pour les qualités picturales de la surface du tableau et l’analyse de la coaction des tonalités chromatiques coexistaient dans sa peinture avec la discipline de composition empruntée des œuvres de Cézanne. L’influence de l’esthétique de Cézanne s’était renforcée encore plus pendant le séjour de Pankiewicz en Espagne grâce aux contacts étroits avec Robert Delaunay avec qui il a partagé l’atelier à Madrid; dans les paysages peints dans les années 1914-1919 les formes de la nature et les bâtiments ont été géométrisés, la structure de la composition a été soulignée, la palette a été dominée par des couleurs pures, transpercées par le soleil aigu du Sud (ULICA W MADRYCIE / UNE RUE A MADRID, 1916; TARAS W MADRYCIE / UNE TERRASSE A MADRID, 1917).

Les années 20, remplies, à part son travail créatif, d’activités pédagogiques, ont apporté un autre changement de la formule de sa peinture. Pankiewicz avait abandonné les fascinations post cubistes en faveur d’une esthétique traditionaliste qui se rapportait à l’art ancien et à l’observation directe de la nature. Pour lui et pour ses disciples les galeries du Louvre constituaient une source d’inspiration. Pankiewicz a retrouvé l’atelier traditionnel, il faisait ressortir la solidité des formes avec un modelage en clair-obscur, il étudiait la gradation des valeurs, il construisait les formes d’une façon souple, en tâches chromatiques posées doucement. Dans les paysages vastes de Sanara, Cassis et La Ciôtat - avec des groupes d’arbres au premier plan, des collines couvertes de pins parasols et un bout de mer lointaine - il créait l’illusion de profondeur en trois dimensions; il a réduit la gamme chromatique déjà sobre aux couleurs vert olive, marron chaud et bleu froid se transformant en rosé. (PEJZAZ POLUDNIOWY Z DOMEM / PAYSAGE MERIDIONAL AVEC UNE MAISON, vers 1925; PEJZAZ Z CASSIS / PAYSAGE DE CASSIS, 1928). Il a créé à cette époque-là des natures mortes décoratives dont le motif principal était souvent un grand bouquet d’anémones dans un vase. Les natures mortes des années 30 étaient caractéristiques par son arrangement décoratif et par le désir de refléter mimétiquement les factures différencies - la matité de la porcelaine, le satiné du pot en faïence, la transparence du verre, les réflexes glissant sur la surface arrondie des fruits, la douceur des tissus à dessins (MARTWA NATURA Z ZIELONYM DZBANEM / NATURE MORTE AU POT VERT, 1929). Pankiewicz s’inspirait maintenant des aptitudes d’atelier des maîtres hollandais du dix-septième siècle, une gamme chromatique étroite dominé par les marrons et les verts servait à créer une ambiance de recueillement et de réflexion. En 1929 l’artiste a été invité à participer aux travaux de décoration du Château Royale de Wawel, dirigés par Adolf Szyszko-Bohusz; pendant son séjour à Paris il a fait dans les années 1930-1931 huit panneaux à l’huile pour la chapelle royale, entre autres des peintures au plafond NAWIEDZENIE / LA VISITATION et UCIECZKA DO EGIPTU / LA FUITE A L’EGYPTE.

Pankiewicz appartenait aux pionniers de la graphique artistique polonaise - une discipline qui s’était formée à la charnière du XIX et XXème siècles. C’est lui qui a entrepris dans les années 1894-1895 les premiers essais dans le domaine de la gravure originelle, libérée de fonctions illustratives et reproductives. En 1897 il commence à travailler sur une série des gravures en taille douce qui devaient perpétuer les vues de Polésie où il a adapté la façon de voir la nature et les moyens graphiques de Camille Corot et des réalistes français. En 1899 il a publié, le premier dans l’histoire de la gravure artistique polonaise, portefeuille QUATORZE EAUX-FORTES. Le portfolio contenait des motifs de paysage de Paris, Chartres, Rouen, Rome et Venise; on y trouve des réminiscences de la graphique novatrice de Whistler, ses chefs-d’œuvre en eaux-fortes de Venise qui attrapent la mutabilité des phénomènes atmosphériques. Pankiewicz dans sa façon de voir les possibilités du moyen graphique et la façon de traiter la matière graphique doit le plus à Whistler, bien que, lui-même soit arrivé vite à la perfection d’atelier en trouvant une façon de vision artistique originelle. Comme Whistler, il faisait le dessin directement sur la plaque marquant de la nature des fragments du paysage et notant "à vif " des impressions fugaces. En suivant les traces du maître, Pankiewicz décapait lui-même les plaques et imprimait avec une presse manuelle. Paradoxalement, c’est justement dans la gravure, dans l’échelle des tonalités radicalement rétrécies aux nuances du noir et du blanc, ont trouvé sa continuation les passions impressionnistes de Pankiewicz, les fascinations abandonnées dans sa peinture en 1892 en faveur de l’harmonie des valeurs dans les nocturnes symboliques. La façon à la Whistler de voir la vedute de Venise est visible, entre autres, dans la gravure en taille douce WENECJA. WIDOK NA CANALE GRANDE I KOSCIOL S. MARIA DELLA SALUTE / VENISE. VUE DU CANALE GRANDE ET L’EGLISE S. MARIA DELLA SALUTE (1899) dans laquelle Pankiewicz est arrive au niveau du maître avec sa façon de représenter les réflexes jetées par les silhouettes des églises sur la surface transparente du golfe. Dans les eaux-fortes TEATR MARCELLUSA W RZYMIE / THEATRE MARCELLUS A ROME (1899) et KUZNIA - RZYM. ARKADA TEATRU MARCELLUSA / LA FORGE - ROME. ARCADE DU THEATRE MARCELLUS (1900) où il a présenté le jeu clignotant des rayons de soleil et les ombres frémissantes dans les coins des murs couverts de mousse. Les inspirations trouvées dans les gravures de Whistler profondément marquées par l’esthétique des xylographies japonaises ont trouvé leur expression dans la gravure KANAL PINSKI / LE CANAL DE PINSK (1899) dans laquelle les espaces vides de la surface d’eau sont complétés uniquement par de petites égratignures de l’aiguille suggérant le jonc. La série des marines éthérées de Pankiewicz est représentée par l’eau-forte PRZYSTAN W CONCARNEAU / EMBARCADERE A CONCARNEAU (1908); le motif du bateau acquiert une importance essentielle dans les gravures PORT W FECAMP / PORT A FECAMP (1907) et LODZIE W CONCARNEAU / LES BATEAUX A CONCARNEAU (1908).

L’art de Whistler était pour Pankiewicz une source de l’inspiration également dans le domaine des images nocturnes des vedutes. L’artiste a donné aux nocturnes DUBOJ NA POLESIU / DUBOJ A POLESIE (1897), FORUM ROMANUM (1899), TARG RYBNY W CHARTRES / MARCHE AUX POISSONS A CHARTRES (1899) et CASTELLO DEL’OVO W NEAPOLU / CASTELLO DEL'OVO A NAPLES (1900) une expression nostalgique et une signification symbolique. Dans la gravure à l’eau-forte PORT WLOSKI NOCA / PORT ITALIEN LA NUIT (vers 1900) il a obtenu une expression dramatique par des contrastes aigus du noir et du blanc animant la vedute du port ténébreux. Les gravures ULICA W SIENIE I / RUE A SIENA I (1900) et ULICA W SIENIE II / RUE A SIENA II (1900) ont reçu par contre une composition géométrisée, rigoureuse, avec des maisons brusquement superposées vers le haut en surmontant la gravité les long des escaliers des ruelles de Siena. Le relâchement impressionniste de la forme est revenu dans les paysages urbains français tardifs, comme RUE DE LA BOUCHERIE A CAUDEBEC EN CAUX, RUE CHARLEMAGNE (vers 1904), DINAN - RUE JERZUAL (vers 1907) et RUE DE BARRES A PARIS (vers 1905). En 1909, à cause de sa vue affaiblie, Pankiewicz a renoncé à la gravure.

Irena Kossowska
Instytut Sztuki Polskiej Akademii Nauk
septembre 2002
 

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