Peintre, dessinateur, auteur des illustrations pour la presse et les bandes dessinées (il collabore avec "Przekroj" depuis 2000 où il place sa bande dessinée intitulé "J’habite ici et je suis bien"). Entre 1996 et 2001 il formait, avec Wilhelm Sasnal, Rafal Bujnowski, Marek Firek et Jozef Tomczyk dit "Kurosawa" un groupe artistique
Grupa Ladnie ou
Lad-nie, il a été fondateur et rédacteur de la revue artzin "Revue fameuse le mardi". Auteur de l’affiche "Et maintenant, comment vivre?", présentée sur les panneaux-réclame dans plusieures villes en Pologne et par la Galerie Externe AMS.
Né le 14 juin 1974 à Babice près de Cracovie, il habite à Cracovie. Apres avoir terminé l’école technique des constructions à Krzeszowice, il a continué les études à la Faculté d’Architecture de l’Ecole Polytechnique de Cracovie dans les années 1994-97. Il a interrompu les études en architecture après la troisième année et il a commencé à étudier à l’Academie des Beaux-arts de Cracovie, la faculté des arts graphiques, il a obtenu son diplôme en 2001 à l’atelier de l’affiche du professeur Piotr Kunce. Il peint à l’huile et au crayon 4B.
Actuellement il travaille avec la Galerie Zderzak (Pare-choc) à Cracovie et la Galerie Mayer Kainer à Vienne. En 2001 il a obtenu une bourse de la multinationale Bayer AG de Leverkusen. Titulaire du Passeport de l’hebdomadaire "Polityka" pour 2002 dans le domaine des arts graphiques "pour sa perspicacité et son humour et une application novatrice de la stylistique de moyens publicitaires dans la description des coutumes contemporaines polonaises".
Un de plus intéressants artistes de sa génération. Il a élaboré un style originel, mais en même temps lisible pour les destinataires de différents milieux, avec lequel il communique d’une façon simple et directe. Souvent les écriteaux constituent une partie intégrale des ces tableaux, l’artiste explique de cette façon ce qui est peint. Il peint d’une façon réaliste, il présent des scènes simplifiées et des personnages schématisés. Son œuvre est narrative et figurative, formellement proche du langage lapidaire de la publicité, des affiches, bandes dessinées et des illustrations dans la presse. Maciejowski est réaliste non seulement du point de vue du style de sa peinture qui reflète la réalité, mais aussi à cause de son intérêt particulier pour la contemporanéité courante.
Maciejowski peint surtout à partir des photos découpées de la presse quotidienne et des revues illustrées, il profite aussi des photos prises par lui-même. Il collecte des photos qui l’ont intéressé ou l’ont fait rire dans des cahiers, et après il les transpose sur toiles. Les journaux sont pour lui comme des blocs-notes. Parfois il copie les illustrations telles quelles, mais souvent il introduit des changements, il élimine les détails superflus, utilise seulement des morceaux des photos, il change le format. Il invente des écriteaux ou bien il utilise une partie du texte qui accompagne la photo ou bien il cite le commentaire. Ses tableaux se distinguent par la légèreté, et des contours clairs, remplis des tâches de couleur plates. L’artiste opère le pinceau avec souplesse, il a tendance à faire des raccourcis des bandes dessinées.
Il trouve les thèmes pour ses tableaux et ses dessins dans l’iconosphère de la presse et la télévision, il concentre son attention sur ce qu’on peut trouver dans les médias. Son art reflète la réalité "d’occasion", montre ce qui a été déjà choisi et médiatisé, témoigne de l’état de conscience de la société, parce que les gens voient le monde tel que les mass –médias l’avait crée. Nous pouvons donc voir sur les tableaux de Maciejewski des images des personnages fameux (p.ex. Claudia Schiffer sous-titrée "Naturlich Blond", Andrzej Golota - "Golota un polonais en or", la peintresse à la mode, Joanna Sarapata - "Les actes subtils de Joanna Sarapata se font sous inspiration"), des actes criminels (bagarres des fans de foot, des voleurs des voitures pris en flagrant), des informations sensationnelles ("Des ronds mystérieux dans le champs de blé, "Kazimierz Domanski a subit déjà plus de 200 visitations"), mais aussi des problèmes sociaux ("Les jeunes ne veulent ni étudier ni travailler", la violence en famille, le chômage, la subculture urbaine) et économiques.
En transposant sur la toile les illustrations des journaux, Maciejewski leur enlève le statut de l’enregistrement documentaire hasardeux et unique et leur restitue ce qui est le plus important, le signifiant. Une simple prise de vue transformée en peinture à l’huile sur toile devient une image durable, privée de la prévôtalité d’une présentation autonome. Ce qui devient important, ce ne sont plus les évènements, mais les informations qui en résultent. Et elles parlent non seulement de ce qui intéresse les Polonais moyens, mais elles montrent les mécanismes de la représentation de la réalité dans les médias.
Maciejowski peint vite et beaucoup. Jusqu’aujourd’hui il a crée dans son œuvre une chronique de la réalité contemporaine, surtout familiale. Il a saisi l’image de la société polonaise qui apparaît de ses propres observations et des informations provenant des médias, il nous a montré les coutumes, les pathologies, les modèles culturels et les stéréotypes sociaux. Il regarde la société d’une façon ironique, mais pas satirique. Il ne se moque pas de ses infirmités, il essaye de les comprendre. Il dit qu’il "s’explique la réalité en la peignant". Il aime répéter d’après Jan Matejko en constatant qu’il peint pour réconforter les cœurs.
Les oeuvres récentes de Maciejowski exposées entre autres en 2003 à l’exposition intitulée "Portons-nous normalement" à PGS Sopot témoignent un certain changement de sa stylistique. L’artiste a limité sa palette au blanc, noir et gris, les écriteaux et le contexte publicitaire sont disparus de plusieurs tableaux.
Expositions individuelles:

2000 "Le sport et les soins", Galeria Zderzak, Cracovie

2001 "La Pologne", Galeria Zderzak, Cracovie

2001 "18.stadtmaler", Galerie am Werk, Leverkusen

2002 -"J’habite ici et je suis bien", Galeria Zacheta, Varsovie

2002 "Traurig, schon", Galerie Meyer Kainer, Vienne

2003 "Portons-nous normalement", PGS, Sopot
Expositions collectives:

2000 "Scène" 2000, CSW Zamek Ujazdowski, Varsovie

2001 "L’œil de poisson", BGSW, Ustka

2001 "Relaxe", Galeria Arsenal, Bialystok

2001 "Popelita", Bunkier Sztuki, Cracovie

2002 "Bien In Ordung", Kunstbuero, Vienne

2002 "Réellement, les jeunes sont réalistes",CSW Zamek Ujazdowski, Varsovie